
8 manques surprenants en confinement à Liège
« Ca s’en va et ça revient » chantait le refrain, et ce qui commence doucement à se faire la malle aussi, c’est notre santé mentale. La preuve, ce deuxième confinement nous pousse à ressentir un manque extrêmement intense pour certains aspects de la vie liégeoise dont on aurait cru pouvoir parfaitement se passer.
1) Les restos bondés
Liège, c’est pas Paris ni Bruxelles, mais pour espérer avoir une table en dernière minute un vendredi ou samedi soir, c’est pareil: « mangez une main et gardez l’autre pour demain, bonsoir ». Marrant, on n’aurait jamais pensé que se faire jeter de trois restos d’affilée nous manquerait, mais au moins, ça voulait dire qu’ils étaient ouverts et qu’on pouvait rêver y aller.
2) Les vendeurs de fleurs
Ceux-là même qui s’introduisaient dans les restos bondés susmentionnés et qui ont clairement tous un problème d’audition (critère de recrutement?) vu qu’il faut leur dire au moins 6 fois qu’on n’en veut pas, de leurs roses en toc hors de prix, avant qu’ils nous laissent continuer à manger. On les aurait jamais achetées leurs fleurs, mais au moins on avait la possibilité de se dire que si on voulait une rose jaune vif à 8€ en plein resto, on pouvait, puisqu’ils étaient ouverts, les restos, avant le confinement.
3) Les crieurs de la Batte
Qui a vraiment besoin d’une serpillière dont le système d’essorage magique sera emmêlé après une utilisation, ou bien d’un aspirateur de table révolutionnaire? Personne, voilà qui, tout comme personne n’a besoin de se faire hurler des boniments dans l’oreille en lendemain de veille, en pleine marche du zombie pour aller acheter le poulet rôti qui ramène à la vie. Et pourtant, en confinement, un seul crieur vous manque et ce sont tous les quais qui sont dépeuplés. Reviens, copain, on te l’achète ta serpillière!
4) Les règles strictes des Grignoux
Aller aux Grignoux n’est pas seulement une sortie culturelle, c’est aussi une aventure, où avant même que les lumières ne s’éteignent, vous avez déjà rejoué trois fois Mission Impossible pour faire rentrer vos chiques en douce, ouvrir le paquet sans vous faire fusiller du regard par le couple tout de laine bouillie vêtu assis devant vous, et échapper au passage fortuit d’un membre du personnel par l’odeur de gélatine de porc et de fruit chimique attiré. Mater un film avachi.e sur votre canapé avec tous les snacks que vous voulez à portée n’a pas la même saveur.
5) Les vendeuses hautaines
Celles de ce magasin où à peine poussé la porte, vous regrettez déjà votre audace vu qu’on vous regarde comme un cloporte, ce qui par un mécanisme psychologique bizarre vous pousse à dépenser la moitié de votre salaire pour prouver que vous êtes quelqu’un. Le shopping en ligne, c’est pratique, mais sans la flagellation inhérente à certaines boutiques du centre, c’est beaucoup moins jouissif.
6) Les témoins de Jéhovah
Est-ce que tout ce qui nous arrive est une punition de Jéhovah pour toutes les fois où on a ignoré le duo planté de manière un peu awkward au pied de la Passerelle? On ne le saura jamais vu qu’ils ne sont plus là pour le leur demander. Sa mère le confinement.
7) Les barlosses des Coteaux
Mais si, ceux qui s’installent sur le banc de la Ferme de la Vache, là où le passage se rétrécit, et qui fument clope sur clope pour bien polluer l’air de ceux qui sont venus prendre un peu de vert ou de hauteur, ou bien leurs lointains cousins, qui s’installent dans les Terrasses avec un baffle parce que justement, tout le monde est venu là pour profiter du calme et en prime, tout le monde adore le rap tout pourri. Ceux-là. Ceux que la fermeture des « accès étroits » a chassés, mais nous aussi du coup on ne peut même pas en profiter.
8) Les tox
Ha ha ha. On DECONNE. Il fallait bien que ce (re)confinement profite à quelqu’un et s’il faut en croire la pluie de capuchons oranges qui égaie les pavés et les soirées sac de couchage-seringues qui se tiennent dans l’entrée du Parking Saint-Denis, c’est la fête à Tox City. Prends-ça, Covid.
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