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Les Sorcières du Mercredi pratiquent magie et ésotérisme à Liège DR

Voyage au coeur de l’invisible avec les Sorcières du Mercredi

Le mercredi, jour sacré, a toujours eu une aura particulière, et c’est sans surprise qu’il a été choisi pour accueillir l’interview des fondatrices des Sorcières du Mercredi : Anaïs, San et Perrine. En cette veille de super lune, l’univers semblait conspirer pour nous offrir une rencontre des plus enchanteuses. Mais qui sont-elles ? Quels sont leurs pouvoirs ? Et comment contribuent-elles à faire de Liège un lieu de partage et de bienveillance ? Ces sorcières modernes nous ont ouvert les portes de leur monde invisible, où la magie des rituels (ré)enchante le quotidien…

Oubliez le nez crochu et le chapeau pointu une bonne fois pour toutes, ce n’est plus de ça qu’il s’agit… La sorcellerie moderne, en tant qu’émanation du New Age, s’affirme comme une célébration de la féminité, de la nature et de l’énergie spirituelle. Les sorcières d’aujourd’hui ne sont plus seulement des figures de contes obscurs, mais bien aussi (et surtout) des praticiennes conscientes, qui explorent les dimensions invisibles du monde pour se reconnecter à leur essence ainsi qu’à celle de la Terre.

Dans cette perspective, la sorcellerie devient un voyage d’exploration personnelle, un moyen de transformer des énergies, d’honorer les cycles naturels et de partager des expériences collectives. Elle résonne comme une invitation à libérer son potentiel inné, à embrasser ses dons et à tisser des liens avec une communauté qui valorise l’intuition et l’échange… Bref, tout ce qui est à la base du concept des Sorcières du Mercredi.

Cercle oui, mais pas sabbat

San, la première à se présenter, ne manque pas de nous plonger d’emblée dans l’énigmatique. « J’ai toujours été fascinée par l’invisible » confie-t-elle. « J’ai grandi avec une mère liée à l’esprit, et enfant, je voyais des choses que les autres ignoraient. Cela m’a poussée à explorer cet univers fascinant ».

Anaïs, kinésiologue et professeure de yoga, se remémore ses premières expériences mystiques : « Enfant, des visions étranges m’accompagnaient. Après une longue pause, lors de ma formation en kinésiologie, tout a ressurgi. Libérer le stress, c’est comme ouvrir un vieux livre après des années d’oubli ».

On l’aura compris, les Sorcières du Mercredi ne sont pas nées sur un simple coup de tête, mais plutôt d’un désir ardent de créer un espace d’échange et de bienveillance. Pour ce qui est de la théorie, un cercle de sorcières évoque un espace de partage et de soutien, où la magie se pratique dans l’amour et la lumière, favorisant l’intuition et la créativité. À l’inverse, un sabbat est souvent associé à des rituels plus sombres, où des forces obscures sont convoquées. Et San d’ajouter : « lors de nos cercles, nous ne nous aventurons pas là où il ne vaut mieux pas s’aventurer… Le mot d’ordre est protection et sécurité ».

Autour du thème de la numérologie, du pendule, du tarot, … Chaque cercle promet de nombreuses surprises, révélations et rencontres.

Anaïs explique : « Au départ, je voulais rassembler des histoires extraordinaires pour nourrir un projet d’écriture. Mais ce cercle a pris une ampleur bien plus grande ». Perrine précise : « Notre mission est de démocratiser l’intuition et d’ouvrir notre cercle à tous, peu importe l’âge ou le genre ».

Ici, la magie se tisse non seulement dans les rituels, mais dans chaque intention posée. « Être sorcière, c’est aussi prendre soin de soi et des autres. Créer un espace où l’on peut grandir ensemble, se soutenir, et partager nos histoires, » souligne San. Anaïs renchérit : « Chaque intention que nous posons génère une énergie collective. Cela rend l’expérience puissante et vibrante. »

Sorcière moderne, entre intuition et nature

 

Lorsque la question fatidique surgit : « Est-ce que vous vous considérez comme des sorcières ? » San s’illumine : « Je crois que chaque femme possède ce potentiel. Être sorcière, c’est embrasser notre intuition, notre capacité à prendre soin de nous et des autres, tout en honorant notre lien avec la nature. » Anaïs acquiesce, soulignant que la sorcellerie moderne est une véritable quête de soi : « C’est un chemin d’éveil accessible à tous. Reconnecter avec nos cycles intérieurs et les rythmes de la nature, c’est essentiel. »

Les dons d’Anaïs et San vont bien au-delà de l’intuition. San raconte : « Parfois, je ressens des émotions ou des visions qui ne sont pas les miennes. C’est comme si j’étais une antenne captant des échos invisibles ». Anaïs se souvient elle d’une expérience troublante : « Une fois, assise dans un rocking chair, j’ai senti l’odeur de ma grand-mère. C’était si réel, comme si elle était là, juste à côté de moi. Il m’arrive aussi de voir des hologrammes, je pense que c’est le mot qui décrit le mieux les personnes que je vois parfois ».

Ces expériences transforment ces sorcières en véritables alchimistes, capables de métamorphoser vulnérabilité et sensibilité en force créatrice, tout en cultivant des liens profonds avec celles et ceux qui les entourent.

La Magie de Samhain et ce que réserve demain

À l’approche d’Halloween, période riche en émotions et en rituels, ces sorcières préparent la célébration de Samhain, leur nouvel an. Dans le cercle, qui aura lieu le mercredi 30 octobre et qui affiche complet, elles projettent d’honorer les messages du passé, en intégrant leurs expériences tant positives que négatives.

Pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’avoir une place, Anaïs et San encouragent  à créer chez soi une atmosphère cocooning, avec bougies, tisane réconfortante, ainsi qu’une réflexion sur les souhaits pour l’année à venir. Écrivez une lettre de choses qui vous pèsent, que vous voulez laisser derrière vous. L’idée est d’avancer et de vous libérer.

À l’aube de leur premier anniversaire, les Sorcières du Mercredi s’inscrivent dans une continuité pleine de lumière, prêtes à accueillir tout ce que l’univers a à leur offrir. Leur avenir est également empreint de promesses : un projet de retraite au Maroc est en gestation, et l’idée d’un week-end en Belgique pour rassembler leur communauté qui commence à prendre forme.

Mais ce n’est pas tout ! Le trio lance un podcast « Fil Rouge » qui consiste à partager des histoires liées à l’ésotérique, à la spiritualité et tout simplement à la magie. Vous pouvez d’ailleurs contacter Anaïs – _kiyokinesio_ – sur sa page Facebook ou Instagram, pour lui partager vos histoires si vous souhaitez qu’elles soient relayées dans un de leurs épisodes.

En laissant le champ des possibles ouvert, ces sorcières s’apprêtent à continuer à partager leur savoir, éveiller les consciences, et célébrer la magie de la vie ensemble. En sortant de cette rencontre, une certitude émerge : la sorcellerie moderne est bien plus qu’un retour aux sources ; c’est un chemin vers la pleine conscience, une exploration personnelle, et un appel à l’unité avec le monde qui nous entoure.

Alors, la prochaine fois que vous entendez le mot « sorcière », souvenez-vous : il pourrait bien décrire une part de vous-même, prête à s’éveiller et à embrasser sa propre magie. Dans cette danse entre l’invisible et le tangible, qui sait quel enchantement vous attend au coin de la rue?

Liens utiles :

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https://www.instagram.com/sellune/

https://www.instagram.com/perrinee_t/

 

Après un passage chez ELLE Belgique et Paris Match, la plume de cette publicitaire de formation, mordue de copy-writing, s'est posée chez Boulettes Magazine où elle rédige des reportages percutants et des articles lifestyle brillants. Retrouvez, aussi, une partie de son travail dans le magazine PUB.